La petite histoire de l’hygiène (partie 2 l’industrialisation)

La petite histoire de l’hygiène (partie 2 l’industrialisation)

Est-ce que tu es plus propre qu’un pauvre pendant la révolution industrielle ?

Oui

Oui, tu l’es, sans t’avoir ni vu, ni senti, je sais que tu l’es.

Tu veux savoir à quel point ?

 

Une gravure de journal de l'époque

Une gravure de journal de l’époque

 

 

La partie 1 traitait du médiéval et j’expliquais entre autre que c’était pas mal plus propre qu’on pourrait penser.

S’il y a eu une époque dégueu sur un plusieurs plans, c’est l’industrialisation. Mixez le manque d’hygiène avec de la surpopulation affectée par le choléra et imaginez les conditions de vie…

Pour faire ça court (je parle de la seconde phase), c’est l’époque où les usines ont commencé à apparaitre et qu’il y a eu l’exode des campagnes. Le taux de mortalité était très élevé. Le concept de « pollution » et des normes de sécurité n’étaient pas au top… Mais il y a quand même eu du bon là-dedans.

Au début de l’industrialisation, les temps étaient difficiles un peu partout et les gens se rendaient en ville afin de travailler dans les manufactures. Ils avaient un salaire de misère (je me rappelle avoir vu dans mes cours d’Histoire les salaires des hommes, des femmes et des enfants…). En gros si un homme gagnait un dollar, pour madame c’était la moitié et pour un enfant, le quart. Dans les manufactures, les dangers étaient partout, de l’absence de normes de sécurité à l’exposition aux produits dangereux en plus des longues heures de travail. Le résultat, c’était des gens blessés, malades et mal nourris. Ils habitaient dans des endroits minuscules, sans toilettes (elles étaient dehors et les déchets souvent jetés dans la rue…), tout près des usines. Ce qui contribuait énormément au problème, car les poussières, le bruit et l’eau contaminée contribuaient à rendre l’environnement toxique. La proximité favorisait la propagation de maladies tel le choléra, la varicelle, le typhus. Rappelons que les virus ont été découverts par Louis Pasteur en 1864 seulement (j’avais un livre sur lui « Louis Pasteur, un bon exemple de la confiance en soi »).

 

photo manufacture

Photographie d’une usine, remarquez les jeunes à l’avant. Je n’ai pas trouvé la source, la très grande netteté de l’image suggère une reconstitution.

 

 

Mais si je reviens au savon

Lors de la première guerre mondiale, Florence Nightingale (l’infirmière à la lanterne) avait ramené l’hygiène sur le champ de bataille. Les soldats sont revenus avec de bonnes habitudes d’hygiène qu’ils ont aidé à transmettre. Le savon était connu et partout à cette époque, il était d’abord « botched » dans les cuisines puis, fabriqué en manufacture. Les grandes marques d’aujourd’hui ont été développées durant cette période.

Il faut noter que durant cette période, les ingrédients pour faire du savon (l’huile d’olive, le gras animal, etc.) étaient difficiles à se procurer et il a fallu faire des produits nettoyants synthétiques. Les détergents étaient nés.

 

 

Là, je chiale

Là, je te le dis, une bonne partie des savons commerciaux ne sont pas des savons, mais des détergents. Et oui, je parle de « savon » pour le corps. Vous voulez savoir ? Cherchez s’il est marqué savon sur la barre ou s’il est inscrit autre chose (barre nettoyante, nettoyant, gel corporel…… il y en a qui vont pleurer en vérifiant !)

P.S. C’est aussi vers ce moment qu’ils ont découvert qu’on pouvait retirer la glycérine pour nous la vendre dans des crèmes.

 

De retour au sujet

Là, ce que vous voulez vraiment savoir : les gens se lavaient à quelle fréquence ?

Les problèmes de santé qui se sont développés avec la proximité ont forcé les autorités à mettre en place des mesures d’hygiène de toutes formes (pensez à la soupe populaire par exemple). Il y avait, parait-il, des débats afin de savoir s’il fallait laver les pauvres de force. Ce genre de débat a permis de créer des lois sur la santé et d’accorder des budgets pour permettre de développer de meilleurs systèmes pour l’eau potable et pour l’évacuation des déchets.

Quant à l’hygiène personnelle, il y avait une différence énorme selon le statut. Les gens fortunés se lavaient les dents, les mains, se baignaient dans de l’eau chaude. Ces chanceux changeaient de vêtement jusqu’à plusieurs fois par jour (pensez aux tenues de soirée des dames). Ils se salissaient aussi beaucoup moins, n’ayant pas à travailler en manufacture. Les personnes pauvres, quant à elles, n’avaient pas d’eau vraiment propre pour laver leurs vêtements et lorsqu’elles les faisaient sécher sur la corde à linge, ils étaient recouverts de poussière des usines. Vous essaierez de garder quelque chose de blanc. Elles avaient parfois du savon – il était encore cher, mais il est devenu beaucoup plus abordable. Toutefois, leur train de vie ardu ne leur donnait pas beaucoup l’occasion d’aller au spa.

 

L'emballage du Sunlight

Le sunlight a fait fureur à l’époque

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